Et les femmes dans tout ça ?
Pourtant, on le voit, les femmes restent moins nombreuses que les hommes - quelque soit leur âge - à atteindre l'orgasme. Mais cela s'arrange avec l'expérience : et si 76 % des femmes n'ont pas d'orgasme lors de leur première relation sexuelle, c'est progressivement la tendance inverse qui se dessine avec le temps.

La jouissance… inattendue
Au contraire d'une idée reçue, il n'est pas rare que l'orgasme arrive sans qu'il y ait eu désir pour le partenaire, "comme de surcroît". Cette déconnexion plaisir/désir, serait, selon l'étude, plus fréquente chez les femmes "surtout au bout d'une certaine durée du couple".

Quand on se trompe sur le plaisir de l'autre
Les hommes font plus d'erreurs d'appréciation sur la jouissance de leur compagne dans les premiers temps d'une histoire. Les femmes, quant à elles, ont surtout du mal à reconnaître la baisse de plaisir chez leur partenaire après une dizaine d'années de relations.
Mais, bonne nouvelle, entre ces deux extrêmes, les perceptions concernant les orgasmes du partenaire sont assez proches de la réalité.

Des pratiques à orgasme variable
La pénétration vaginale permet à 95 % des hommes d'atteindre "toujours" ou "plutôt facilement" l'orgasme. La masturbation par leur partenaire un peu moins, la fellation (65 %) arrivant en bonne dernière. L'accès des femmes à l'orgasme suit à peu près le même schéma comportemental, la différence concernant essentiellement la pénétration vaginale : en effet, si seules 68 % des femmes disent toujours ou plutôt facilement atteindre la jouissance par pénétration vaginale, 67 % y accèdent par la masturbation, et 57 % par le cunnilingus, chiffres proches de l'orgasme masculin par stimulation comparable.
La sodomie, elle, permet un orgasme assez accessible à 20 % des 24 % des femmes à avoir déjà tenté l'expérience.
Enfin, malgré une forte domination de la pénétration vaginale en matière de jouissance, 3 % des hommes et 8 % des femmes ne parviennent jamais à l'orgasme par pénétration vaginale. Sans pour autant le considérer systématiquement comme un problème.

De la jouissance simultanée
"Pour qu'un rapport hétérosexuel soit vraiment satisfaisant faut-il que les deux partenaires jouissent en même temps ?". Il semblerait bien que cette norme soit solidement établie. Car si 12 % des hommes et 14 % des femmes le récusent, 62 % des hommes et 56 % des femmes en sont convaincus. Mais plus les personnes interrogées sont jeunes et plus elles sont diplômées, plus cette recherche de "troc orgasmique" est minoritaire. Ainsi, à l'avenir, peut-on imaginer une plus grande attention aux variétés des situations érotiques et une règle de simultanéité moins prégnante. Cependant, "il n'y aura là qu'une adaptation à la réalité puisque seuls 52 % des hommes et 42 % des femmes affirment atteindre l'orgasme en même temps que leur partenaire."