Séduire, une affaire de femmes
C'est la femme qui initie la relation. Le mâle, lui, est responsable de la deuxième étape : l'approche. Le biologiste Timothy Perper a constaté cette singulière division des tâches : "Dans 70 % des cas, la femelle est la figure centrale dans la première phase, par les signaux qu'elle lance, une voix plus aiguë ou plus mélodieuse, des sourires enjôleurs...". Rien de surprenant à cela : biologiquement, c'est elle qui est chargée de perpétuer l'espèce. Alors pensez si elle s'investit. Un constat qui bouleverse une croyance répandue selon laquelle c'est à l'homme de faire les premiers pas !

Le temps est relatif… au sexe !
Nous venons à peine de le quitter et déjà, notre souffle est suspendu à la sonnerie du téléphone. Nous ne percevons pas le temps de la même manière. Le cerveau est le grand séparateur. Le cortex droit est plus performant chez la femme. Résultat : un peu plus de "timing chrono", de notion de durée. Pour sa part l'homme morcelle le temps en portions. Pour résumer, elle aurait le sentiment du temps, alors que lui le compte. Une donnée qui intervient également sur la mémoire, elle stocke les souvenirs anciens, lui cultive une mémoire immédiate.

Nous ne parlons pas la même langue !
C'est bien connu : le langage émotionnel est sexué. Une hypothèse que développe le psychiatre Alain Braconnier, "Les filles étant en avance sur les garçons dans l'acquisition et l'usage du langage, elles s'habituent plus tôt à nommer et décrire leurs émotions". Contrecoup : au premier conflit, elles tentent le dialogue. Il joue l'innocent. Bien sûr, il est d'accord, mais il est plutôt du style à recourir à des solutions concrètes, sans s'émouvoir. Un dîner aux chandelles, des vacances au Costa Rica, une nuit torride... D'ailleurs exprimer son ressenti "lui prend la tête". En majorité, ces messieurs répugnent à l'exercice de l'introspection. Remise en question ou psychanalyse, se mettre au clair avec d'éventuels manques... ce n'est décidément pas leur tasse de thé.

Amour et dépendances…
"Les femmes identifient leur bonheur, au degré d’attachement de leur Jules" explique Michel Hoky, psychanalyste. Malheureusement, les hommes, dès qu'ils voient tous les jours, ou presque, leur conjointe, ont vite fait de se sentir "attachés", justement. Ils se sentiraient menacés dans leur identité. Alors "soirées foot avec les potes" ou "charrettes nocturnes" au bureau, ils ne feraient qu'obéir à une pulsion profonde : se démarquer. D'après les psychologues, l’explication résiderait dans l’enfance : "à 2 ans, une petite fille sent que son bonheur vient de l'identification et de l'attachement à l'être aimé, la mère. Le petit garçon lui doit s'en détacher pour ressembler à son père". Ainsi, l'homme qu'il est devenu oscille toujours entre le désir d'attachement, et celui d'autonomie. D’où ce désir d’indépendance qui semble caractéristique de ces messieurs.