Etre libertin n'est pas seulement s'affranchir des règles érigées par les bonnes moeurs. Chaque libertin peut se prévaloir de sa propre éthique et d'un code de conduite qui lui fera préférer certaines pratiques sexuelles à d'autres. Le tout réside dans le fait qu'un libertin, obligatoirement, fera ce que bon lui semble, surtout en matière de sexualité.
Les pratiques dites libertines sont donc celles qui sortent du rang. Celles que toute personne « bien comme il faut » ne ferait pas. Elles existent depuis des siècles, elles sortent de l'ombre et en font fantasmer plus d'un. Et pourtant, elles restent pratiquées par une minorité. Passage en revue de ces « déviances sexuelles » et de leur signification.

Sado-masochisme : Sade a inspiré les premiers, Sacher-Masoch les seconds. Mais sadisme et masochisme vont très souvent de pair. Ils sont même indissociables. Faire souffrir, c'est obligatoirement trouver un partenaire prêt à souffrir. Le jeu libertin serait beaucoup plus qu'un simple divertissement sexuel. Certains y voient une pulsion de mort, la souffrance étant inconsciemment liée au décès. Le fantasme de la scène primitive est également en cause, selon les psychanalystes. Les enfants voyant leurs parents faire l'amour associent les actes venus du père à du sadisme. Et les reproduisent plus tard. Il est néanmoins essentiel de rappeler que le sado-masochisme n'est pas interdit par la loi lorsqu'il existe entre adultes consentants. Il s'agit plus souvent d'un jeu de rôles où chacun s'épanouit dans une fonction, maître ou disciple, et qui peut pimenter la vie sexuelle.

Echangisme : On en parle beaucoup, mais la pratique reste marginale : 3,6 % des hommes et 1,7 % des femmes, selon l'enquête « Contexte de la sexualité en France » effectuée en 2007, disent avoir fréquenté un club échangiste. Mais l'échangisme ne se limite pas à cela, et le pratiquer chez soi est très fréquent, notamment par le biais d'Internet.
Car l'échangisme reste encore une pratique libertine très privée, voire taboue. Chacun y voit une prise de risque pour le couple. Pourtant, les adeptes de l'échangisme s'y adonnent souvent afin de renforcer la complicité du couple et d'éviter les infidélités. Partager plus de plaisir sans chercher d'autres relations sérieuses, en somme.

Triolisme/orgie : Impliquant trois partenaires, le triolisme est une pratique sexuelle prisée des couples lassés par un lit devenu un véritable instrument de torture. Le « plan à trois » permet donc de pimenter l'amour et de découvrir son partenaire habituel sous un autre jour. Contrairement à l'échangisme, il implique une relation intime avec le « tiers » afin de ne pas faire de jaloux.
Car le risque est là : un peu de trop de passion dans les rapports, et l'un des protagonistes du couple peut très vite prendre peur. Et perdre confiance dans le ou la conjoint(e). L'essentiel est donc de ne pas impliquer un inconnu qui pourrait susciter des doutes dans le couple.
L'orgie, elle, se fait à un nombre illimité. Beaucoup moins d'intimité, beaucoup plus de possibilités. Le seul danger concerne les maladies sexuellement transmissibles et le VIH. A plusieurs, le désir l'emporte et la perte de contrôle peut provoquer des comportements sexuels risqués, qu'on regrettera ensuite.

La suite.... c'est pour bientôt !